Enquête de la HES-SO Valais-Wallis

Comment l’IA transforme les offices de tourisme en Suisse

Selon une enquête de l’Institut de tourisme HES-SO Valais-Wallis, l’utilisation de l’intelligence artificielle s’intensifie dans les services touristiques suisses, notamment pour améliorer l’efficacité et produire du contenu automatisé.

(Source: Pexels/Pixabay)
(Source: Pexels/Pixabay)

Une étude menée en janvier 2025 par l’Institut de tourisme HES-SO Valais-Wallis (ITO) révèle une adoption croissante de l’intelligence artificielle (IA) au sein des organisations touristiques suisses. Basée sur une enquête en ligne auprès de 79 structures, l’étude explore l’usage des médias sociaux, la gestion des données et l’intégration de l’IA durant l’année 2024.

L'IA surtout utilisée pour la création de contenus

Les résultats indiquent que 87% des offices de tourisme interrogés utilisent l’IA, marquant une progression de 21% par rapport à 2023. Parmi eux, 35% ont adopté ces outils depuis un an, tandis que 17% s’y sont mis plus récemment. Le marketing est le principal domaine d’application, notamment via la création de contenus, les traducteurs automatiques et les générateurs de texte comme ChatGPT. La moitié des offices utilisent également des IA pour produire des visuels.

Au-delà du marketing, l’IA est mise à profit pour personnaliser les expériences clients, fluidifier la communication numérique et optimiser les processus internes. Certains domaines restent moins explorés. C’est notamment le cas de la gestion des flux touristiques, utilisée par seulement un tiers des offices. La gestion des ressources humaines, de la qualité, du management stratégique et des prévisions connaît également une adoption limitée.

Parmi les avantages les plus fréquemment mentionnés par les offices figurent le gain de temps et, pour plus de neuf sur dix, une amélioration de l’efficacité opérationnelle. La moitié des répondants évoquent également les économies potentielles permises par l’usage de l’IA.

L’adoption freinée par différentes obstacles

L’analyse des défis révèle des évolutions contrastées entre 2023 et 2024. Le manque de compétences techniques a fortement diminué, témoignant d’un renforcement progressif des capacités en interne. En revanche, le manque de données de qualité reste le principal frein à une adoption efficace. Globalement, si les compétences progressent, des obstacles persistent, notamment l’intégration technique, la maturité des solutions disponibles et l’incertitude autour de leur rentabilité. Le coût élevé des solutions freine aussi un tiers des organisations interrogées. 
 

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